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À l’approche des fêtes : Quand la perspective des repas de famille réactive l’anxiété et les blessures anciennes


Dans l’imaginaire collectif, les fêtes de fin d’année sont souvent idéalisées comme un moment de joie, de retrouvailles et de convivialité en famille.Pourtant, pour beaucoup de personnes, la perspective de ces moments peut générer une forte anxiété, en fonction de la qualité des liens entretenus avec les membres de leur famille.

Se retrouver en famille réactive parfois des blessures anciennes : ne pas se sentir à sa place, avoir l’impression de ne pas être vu ou reconnu, revivre des dynamiques où l’on se tait pour éviter les conflits, ou au contraire se sentir envahi par des tensions jamais résolues. Les repas de famille peuvent devenir le théâtre de silences lourds, de remarques blessantes, d’incompréhensions répétées, ou du rappel constant de ce que l’on n’a jamais reçu : un soutien, une écoute, un amour sécurisant, une reconnaissance inatteignable.

Ces moments réactivent aussi, très souvent, des rôles anciens que l’on croyait avoir laissés derrière soi. Sans toujours s’en rendre compte, chacun peut reprendre une place familière, même lorsqu’elle est inconfortable. Celui ou celle qui doit faire attention à tout le monde, réguler les émotions des autres, poser des questions, écouter, se taire, apaiser… tout en recevant peu ou pas de retour. Beaucoup se surprennent à se suradapter à nouveau, à minimiser ce qu’ils ressentent, à prendre sur eux pour “que tout se passe bien”, à ne plus parler de leur propre vie, alors même que tant de choses ont été traversées...


Il arrive aussi que certains repas de famille soient dominés par des sujets considérés comme les seuls légitimes : actualité, politique, géopolitique, débats intellectuels abstraits. Ceux qui maîtrisent ces registres - souvent les mêmes personnes ! - occupent l’espace de la parole, disqualifiant les autres.

Lorsque ce qui nous anime profondément, notre vécu, notre sensibilité, nos élans ou notre quotidien ne trouvent pas leur place dans les échanges, un sentiment douloureux peut émerger : celui d’être “moins intelligent”, moins intéressant, voire illégitime.

Dans ces configurations, un sentiment profond peut alors s’installer : celui de ne pas vraiment exister, de ne pas avoir de place, d’être potentiellement jugé.

Se replonger dans ces dynamiques peut générer de nombreuses ruminations :Comment vais-je tenir ? Pourquoi est-ce que je redeviens cette personne-là quand je suis avec eux ?Pourquoi ai-je l’impression de disparaître, même entouré ? Ces questions s’accompagnent souvent d’une fatigue émotionnelle intense, d’une tristesse diffuse, parfois d’une colère rentrée ou d’un profond sentiment d’injustice.

Je propose des séances de thérapie brève à Lyon, dans les quartiers de la Croix-Rousse (69004) et la Guillotière (69007) pour accompagner ces périodes sensibles.


Les séances individuelles offrent un espace pour déposer ce qui se rejoue, mettre des mots sur les schémas familiaux et relationnels, comprendre ce qui s’active émotionnellement, et retrouver davantage de solidité intérieure. L’objectif n’est pas de “changer” sa famille, mais de se repositionner intérieurement, avec plus de clarté, de limites et de liberté émotionnelle, tout en identifiant les blessures encore à l’œuvre dans sa vie.

Prendre ce temps pour soi, avant ou après les fêtes, peut permettre de traverser cette période avec plus de conscience, sans s’effacer ni se trahir. C’est souvent dans ces moments de tension qu’un véritable mouvement de recentrage et de reprise de place peut s’amorcer.

sentiment de solitude pendant le repas de Noël en famille
sentiment de solitude pendant le repas de Noël en famille

 
 
 

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© 2025 Marina Chao

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